L'ASIHVIF tend son micro

Le CAS , éléments d’histoire, mise en perspective

 

Une interview de Catherine Schmutz-Brun, fondatrice du Certificat de recueilleurs et recueilleuses de récits de vie. Interview réalisée par Hervé Breton, Président d'ASIHVIF

 

Dans quel contexte et pour quels enjeux le CAS a-t-il été conçu ? 

En 2007 la création de l’association Histoires d’ici dont je suis membre fondatrice et actuellement présidente s’est donnée pour mission de collecter, conserver, diffuser et mettre en valeur « « le patrimoine narratif » (http://histoiresdici.ch/histoiresdici/index.php ).

C’est dans ce contexte que j’en suis venue à proposer une formation de recueilleurs et recueilleuses de récits de vie avec l’idée première que nous allions contribuer à enrichir le patrimoine narratif. Après avoir expérimenté par 2 fois, le niveau 1 de la formation hors contexte universitaire, il m’est apparu comme une nécessité institutionnelle et sans doute un désir de reconnaissance que la formation soit certifiée. J’ai pu vérifier ce que P. Dominicé nomme « l’attrait de la certification en formation continue » et qui est certainement la première des réponses à la question du besoin en formation.

En 2011, Le service de la formation universitaire de Fribourg, après m’ avoir ouvert ses portes,  m’ a aidée, sous l’égide du professeur Gurtner, à mettre en place un dispositif de formation qui réponde aux exigences académiques d’un Certificat of advanced studies (15 ECTS). 

Ceci dit, c’est toujours intéressant de voir comment « on raconte l’histoire » et où on la fait commencer. Comme disait Pontalis : « Nous ne sommes jamais au commencement de nous-mêmes ! »  Autrement dit, l’histoire de la formation continue des histoires de vie en formation commence bien avant le CAS à Fribourg et il me semble essentiel de rappeler ici que Pierre Dominicé et Marie-Christine Josso avec qui j’ai eu l’immense privilège et le bonheur de travailler dès 1995 ont été les pionniers des histoires de vie en formation à Genève...

Une Interview de Martine Lani-Bayle et de Gaston Pineau

Corinne Chaput - Le Bars interviewée par Hervé Prévost, de l'ASIHVIF

 

Interview de l'auteure du livre "Histoires de vie et travail social - Intervention, formation et recherche"

Hervé Prévost

Votre excellent ouvrage « Histoire de vie et travail social », paru récemment aux Presses de l’EHESP, mérite d’être distingué dans la littérature des histoires de vie en formation. Et ceci pour au moins trois raisons. La première est relative au retour historique que vous faites en nommant les pionniers de notre association : Gaston Pineau, Pierre Dominicé et Guy de Villers. J’ai été personnellement touché d’apprendre que vos premiers pas se sont faits avec Bernadette Courtois, sans parler de la suite de votre parcours avec Martine Lani-Bayle. Ensuite, l’organisation du livre distinguant l’utilisation des histoires de vie en intervention sociale, en recherche et en formation alimente une réflexion engagée au sein de notre collectif. Mais la troisième raison est à mes yeux la plus importante. Vous aidez le lecteur et le praticien à se repérer dans les choix méthodologiques, les concepts associés, les pratiques mobilisant les histoires de vie. Pour moi, il y a dans votre démarche une rigueur éthique légitimant, toujours en précisant les limites, les différents possibles des approches que nous portons au sein de l’ASIHVIF.

Corinne Chaput

Vous mentionnez plusieurs « personnalités » du champ des Histoires de vie qui ont jalonné mon parcours. Il est vrai que, dans l’ordre de leur apparition dans « ma vie avec les Histoires de vie », Bernadette Courtois m’a accueillie une journée pour un stage d’observation à l’AFPA lorsque j’étais en DEA mais Martine Lani-Bayle m’a accompagnée pendant les 4 ans qu’a duré ma thèse et bien au-delà, et Gaston Pineau (que j’avais seulement croisé auparavant) a été celui qui m’a publiée dans sa collection. Je garderai toujours avec les deux derniers un lien tout particulier et ineffable. Et ce sont eux, surtout, qui ont été les garants de l’éthique qu’il me revient aujourd’hui de promouvoir auprès des jeunes générations. ....

[La fiche du livre]

Interview de Lucia OZORIO

 

Christian Leray, vice-Président d'ASIHVIF, interviewe Lucia OZORIO

LUCIA OZORIO est Docteure en sciences de l’éducation, professeure post-docteure en psychologie sociale et chercheuse associée aux laboratoires Experice (Universités Paris 8 & Paris 13) et Lipis (Université PUC de Rio de Janeiro). Elle vient d’écrire le livre La favela de Mangueira et ses histoires de vie en commun – Travailler avec les périphéries (L’Harmattan, collection Histoire de Vie & Formation, 2017).

interview d'Anne Moneyron

 

Hervé Prévost, Trésorier d'ASIHVIF, interviewe Anne Moneyron, formatrice et chercheure en formation des adultes dans plusieurs métiers de l'agriculture.

Mises en récit et corps souffrant : perspectives croisées

  

Une interview des organisateurs de la journée [ voir l'appel à communication ] 

ASIHVIF : Vous êtes quatre à organiser cette journée d’étude Marie Dos Santos, docteure en sociologie de l’Université de Strasbourg ; Natasia Hamarat, doctorante en sociologie à l’Université libre de Bruxelles ; Silvia Rossi, docteure en études italiennes à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense et Maria Grazia Rossi, post-doctorante en linguistique à l’Université Cattolica de Milan. Comment vous êtes-vous rencontrées, qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler ensemble autour de cette thématique commune ?

Comité d'organisation : Jeunes chercheures dans des pays différents (Belgique, France et Italie) et dans des disciplines différentes (sociologie, philosophie et littérature), nous travaillons toutes les quatre dans le domaine de la santé. Nous nous sommes rencontrées au cours de diverses manifestations scientifiques ayant traits aux rapports au corps, aux émotions et au vécu des malades, mais aussi aux points de vue des proches et des professionnels du soin. Ces rencontres furent l’occasion de déconstruire les discours dominants sur la maladie au prisme du vécu des personnes directement concernées par celle-ci. Au fil de nos discussions, une thématique est souvent revenue en fil rouge : la manière dont le corps souffrant est mis en récit et le sens que ces récits peuvent prendre pour les acteurs qui se racontent, et pour ceux (chercheur-es, auditeur-es ou lecteur-es, pairs) qui reçoivent ces récits. Croisant nos réflexions et nos regards, à partir de terrains de recherche, d’épistémologies et de cadres théoriques différents, nous sommes arrivées à une problématisation commune autour de la trame politique de ces récits. Il nous est apparu stimulant de réfléchir sur les modalités de passage du récit singulier au récit collectif et sur la politisation des souffrances infligées par la maladie, mais plus fondamentalement par toute forme de souffrance sociale. Quels espaces de communicabilité permettent la production de récits relatifs à la souffrance vécue ? Quelles narrations se trouvent — ou non — privilégiées afin de (se) mobiliser dans l’espace public ? Ces questionnements nous ont donné envie d’être partagés lors d’une activité scientifique. Afin de concrétiser ce projet, nous avons proposé une demande de financement à la MSH-Paris Nord, que nous avons eu le plaisir de voir aboutir positivement. ...

Aneta Slowik interviewée

 

Une interview dirigée par Hervé Breton, Président d'ASIHVIF.

Docteur en Sciences Humaines, Aneta Slowik  travaille comme maitre de conférence à la Faculté des Sciences de l'Education à l`Université de Basse Silésie à Wroclaw en Pologne. Elle est membre d`ASIHVIF (l'Association Internationale des Histoires de Vie en Formation). Ses intérêts scientifiques concernent l'analyse des histoires de vie des immigrants et la theorie et la pratique de l`orientation au tout long de la vie pourdes gens en transitions culturelles.