Ils nous ont quittés

Jean-Marc Pilon 1952-2016

 

Jean-Philippe Gauthier, Professeur en psychosociologie et directeur du module de psychosociologie, Département de psychosociologie et travail social, Université du Québec à Rimouski, Campus de Rimouski :

Nous avons l’immense tristesse de vous annoncer le décès subit de notre collègue et ami, Jean-Marc Pilon, qui est décédé le 29 août dernier.

Jean-Marc Pilon, en plus d’être professeur retraité de l’UQAR, a été un acteur de premier plan dans la création des programmes de premier cycle en psychosociologie ainsi que dans la mise sur pied de la maîtrise en étude des pratiques psychosociales de l’UQAR. Parmi ses nombreux engagements, on note qu’il est, avec Mme Danielle Desmarais, le fondateur du Réseau Québécois pour la pratique des Histoires de vie. Depuis les neuf dernières années, il était engagé comme consultant pour accompagner la démarche de concertation COSMOSS au Bas-Saint-Laurent, ce qui a permis de créer une communauté de pratique entre les agents de concertation et l’implantation d’une culture évaluative auprès de l’ensemble des organisations œuvrant auprès des jeunes de la région. Son œuvre professionnelle et humaine a été vouée à valoriser les savoirs d’action et d’expérience, faire émerger l’intelligence des groupes et des communautés et à enseigner avec une délicatesse et une finesse que tous reconnaissaient en lui comme exemplaires. Il était un grand humaniste.

Son départ trop rapide nous laisse sans voix et les cœurs en berne. La tristesse est immense chez sa famille, ses amis et collègues de partout au Québec et ailleurs. Toutefois, la vibrance de son œuvre résonne en nous comme un grand héritage que nous sommes tous privilégiés de pouvoir faire vivre encore très longtemps. Les membres du RQPHV lui seront éternellement reconnaissants pour sa grande contribution.

 

Des livres de Jean-Marc Pilon

Jacques Ardoino 1927-2015

 

 Hommage à Jacques Ardoino

Jacques Ardoino l’un des fondateurs des sciences de l’éducation, ouverte à la vie et à sa complexité, est décédé le 20 janvier 2015. Christian  Verrier et Jean-Louis Legrand lui rendent hommage.

 [Document tiré du site LE JOURNAL DES JEUNES CHERCHEURS : l’entretien de Jacques Ardoino réalisé par Christian Verrier et René Barbier à l’ESCP-EAP.]

ISABEL LÓPEZ GÓRRIZ, décédée le le 18 janvier 2009

 

Isabel débuta à l’université de Séville de manière tardive. Antérieurement à l’université, l’une de ses étapes professionnelles la mena à occuper la place de maîtresse des écoles primaires et d’éducatrice d’adultes espagnols qui avaient émigré en France. Dès ses débuts professionnels, elle se sentit très proche de la pédagogie Freinet. Il est indubitable que les techniques Freinet s’alliaient à merveille avec sa personnalité communicative, dynamique, innovatrice et exigeante. Mais l’étape qui réellement détermina la consolidation définitive personnelle et professionnelle d’Isabel fut sa période française. Elle vécut à Paris sept années, donnant cours à des adultes espagnols émigrants. En même temps, elle suivait des cours de sciences de l’éducation à l’université de Paris 8. Elle découvrit dans l’ambiance iconoclaste, rebelle, critique et humaniste de Paris 8 les sources qui lui étaient nécessaires pour alimenter ses questionnements et donner une forme plus mature et scientifique à ses projets et à ses expériences. A Paris, durant les années 80, elle se forma auprès des professeurs René Barbier, Ruth Kohn, Rémi Hess, Michel Lobrot, Georges Lapassade, Guy Berger et Jacques Ardoino. Isabel s’immergea dans la culture francophone,...